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Cuisine métisse

Mon blog de cuisine, avec des recettes comme je suis: d'ici, d'ailleurs, ...des deux à la fois

dimanche 5 septembre 2010

Billet pour ailleur n°8 - Okonomiyaki à Meguro

DSC_1832J'ai goûté l'okonomiyaki pour la première fois à Meguro, un des quartiers au sud de Shibuya, Tokyo.

Nous devions retrouver un ami à Shibuya, devant Hachiko, la statue du mythique chien fidèle.
Apparemment, tous les jeunes qui se retrouvent à Shibuya se donnent rendez-vous devant ce chien, et il doit être célèbre dans le monde entier parce que tout le monde se prenait en photo devant. Rires, flash d'appareils photos, langue étrangère qui laisse tout de même transparaître la joie d'être jeune et d'avoir une soirée de fête devant soi.

L'ami que nous devions retrouver est Tokyoïte depuis quelques années. Nous ne l'avions pas revu depuis près de quatorze ans. Bizarrement, il n'avait pas changé, même si ce n'était plus vraiment le même.

J'imagine qu'il a dû du nous trouver vieillis, avec nos gamines au bout des bras.

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Après nous avoir trouvé un taxi (et m'avoir rendue béate d'admiration avec son japonais fluide et parfait !), il a pédalé comme un fou dans les rues de Tokyo, et grâce aux embouteillages, est arrivé avant nous dans Meguro, petit quartier tranquille, aux dimensions nettement plus humaines que celles de Shibuya.
Il faisait si chaud, nos vêtements collaient à nos peaux moites. J'étais heureuse de n'avoir pas eu à pédaler aussi vite que lui.

Lorsqu'il nous a fait entrer dans sa toute petite et charmante maison traditionnelle, j'ai soupiré d'aise en sentant l'air climatisé me rafraîchir la nuque.
Je me suis sentie encore plus à mon aise devant le sourire doux et accueillant de son épouse Ayako, et celui de ses beaux-parents venus de Kobé.

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Ce fut la meilleure soirée de notre séjour, pleine de sourires, de gentilles attentions. La maman de notre hôte nous régala d'okonomiyaki faits devant nous, sur un petit réchaud. Tout le monde avait l'air si heureux de voir que nous aimions non seulement l'okonomiyaki, mais aussi les sashimi, le wasabi et les coupelles de haricots azukis sucrés. Au fur et à mesure que la soirée passait, que la bière et le saké coulaient à flots, les rires devenaient moins réservés, et le japonais un obstacle de moins en moins important.

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Ayako et Arno, encore merci mille fois pour votre accueil, pour cette délicieuse et charmante soirée. Vous êtes notre seule référence, et grâce à vous il n'existe pas de familles plus chaleureuses et accueillantes que celles de Meguro, Tokyo ! :-)

DSC_1773Okonomiyaki, comme chez Ayako (ou presque...)

Pour la pâte : 1 tasse de farine - 2 oeufs - 15 cl de bouillon dashi (ou bouillon de poisson, ou bouillon tout court !) - poivre

Ingrédients à ajouter : on peut en fait y ajouter tout ce qu'on veut (d'où le nom du plat !). La maman d'Ayako y a mis : des lamelles de calamars, de la poitrine de porc fumée finement tranchée, du chou vert émincé finement, des oignons verts émincés.
Condiments à ajouter sur l'"omelette" : flocons de poisson séchés, poudre de nori (algue qui sert à la confection des maki), sauce Tonkatsu (toute prête du type Bulldog Sauce ou faite maison), mayonnaise japonaise (à remplacer par de la mayo allégée, la moins forte en goût possible)

- Mélanger les ingrédients de la pâte, jusqu'à obtenir une pâte lisse, sans grumeaux, pas trop liquide ni trop épaisse.
- Ajouter à cette pâte le chou émincé, le calamar, les oignons verts, et mélanger.
- Faire griller le porc dans une poêle (ou idéalement, un wok de table, que l'on peut avoir devant soi et ses invités).
- Ajouter le porc grillé dans la pâte, mélanger.
- Verser la pâte dans la poêle de manière à former une grosse galette : laisser cuire 5 minutes.

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- Retourner la galette très soigneusement, poursuivre la cuisson de l'autre coté.- Lorsque la galette est bien dorée, servir en coupant des morceaux triangulaires à chaque convive.

- Parsemer des flocons de poisson, de la poudre de nori sur la galette, puis verser la sauce Tonka et la mayo (heu... les Japonais en mettent vraiment beaucoup !)

- Déguster avec les baguettes. .

Et voilà !

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Un régal... Certains disent que l'okonomiyaki est la "pizza" japonaise, d'autres que c'est plutôt une omelette.
Moi je trouve que ça ne ressemble à aucun des deux ! C'est unique :-)
Mes enfants et mon mari ne sont pas fans du poisson séché (de toute façon, je n'avais pas de petits flocons), et en guise de poudre de nori, j'ai découpé des petits morceaux de nori. Malgré cela, le résultat était vraiment très proche de celui que nous avons pu goûter.

Merci mille fois, et encore plus que ça, à la maman d'Ayako pour cette délicieuse recette.
Si vous venez en France, vous savez à quelle porte frapper :-)

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mardi 31 août 2010

Lassi pastèque

DSC_1358Il fait trop chaud pour cuisiner. Et puis je ne vais pas ruiner tous les efforts pour garder la ligne que j'ai faits avant les vacances ! (eh oui, moi aussi j'ai succombé au régime Dudu !!! :-))
Ainsi donc, au moins pendant les quelques jours d'été qui nous reste, j'ai opté pour les fruits et laitages pour le goûter des filles. Toujours dans le respect de mon défi 2010 :-)

Certains appelleront ça un "smoothie", ou un yaourt à boire, ou même un cocktail de fruit !
Petite variation autour du lassi mangue que j'aime tant...
Parce que les pastèques que j'achète ici sont souvent décevantes, malheureusement : un peu farineuses, voire abîmées au coeur, pas assez sucrées. Cette petite boisson s'en accommode très bien !

Lassi pastèque
Pour 4 grands verres

1/2 grosse pastèque (ou 1 petite) - 2 yaourt natures - 3 cuillère à soupe de sucre de canne - quelques glaçons

- Mettre la chair de la pastèque ainsi que le reste des ingrédients dans le mixer (même les pépins, c'est pas grave).
- Mixer assez longtemps pour que les pépins ne se sentent plus.
- Verser.

Et voilà !
Je ne pense pas pouvoir jamais rédiger une recette plus courte !

:-)

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dimanche 22 août 2010

Billet pour ailleurs n°7 - Shibuya, Tokyo

DSC_0505Ce que j'aime le plus dans le fait de voyager, c'est le dépaysement.
Le fait de ne pas retrouver ses marques, d'être un peu paumé, de découvrir mille choses nouvelles chaque jour.
Dans le genre, on peut dire que Tokyo est assez balèze. On a pourtant visité Londres, Sydney, New York, mais TO
KYO... c'est dépaysement puissance 1000.

On pourrait penser (à juste titre), que ce n'est pas très compliqué de se régaler pour pas cher, là-bas.
En effet, quand on débarque à Shibuya (vous savez, le quartier du plus grand carrefour piéton au monde, comme dans Lost in Translation !!), le premier jour, je me régale d'avance en voyant tous les petits restos de nouilles, de gyoza, de soupes, de tonkatsu...
J'ai appris à dire "Kombawa" (= bonsoir), "Onegaishimasu" (= s'il vous plaît), "Arigato gosaimasu" (= merci beaucoup de façon bien polie), kora (= coca). Je me sens prête !
On entre dans un petit resto juste derrière le Mark City Building. Un mec nous accueille avec un grand sourire et moult courbettes, et nous dirige vers une machine à l'entrée, à côté de laquelle on est passé sans la voir.

Heu... Mais qu'est-ce qu'il veut qu'on fasse avec cette machine ???
Tout est écrit en japonais, lui ne parle pas un mot d'anglais. Je retente un petit "Gyoza, onegaishimasu ??" Il opine du chef, et me montre la machine.
Ca va être simple !

Devant notre air couillon perdu, heureusement, il semble comprendre qu'on débarque fraîchement et nous tend un menu en anglais, avec des images ! Chaque colonne correspond à celles de la machine.
Ahlala mais ces japonais, qu'est-ce qu'ils sont organisés et prévoyants...

On glisse quelques yens dans la machine, des tickets tombent.
Notre gentil hôte attrape les tickets, les donne aux cuistots.
Nous installe à une des rares tables pour quatre.
On était tellement emballés par la machine, on ne sait même plus trop ce qu'on a commandé.
Le lieu nous enchante : les cuistots se déchainent sur leur wok juste derrière le comptoir en bois, et je renifle toutes les petites bouteilles qui traînent sur la table.

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La nourriture arrive à une vitesse incroyable.
L'efficacité à la japonaise, il y a des "fast-foods" où j'ai attendu beaucoup plus longtemps pour un malheureux milk-shake.
Le meilleur moment de la journée arrive...

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Gyoza au porc (= plat d'origine chinoise, raviolis vapeur grillés à la poêle).
Katsu don : Donburi (= bol de riz) et dés de porc au soja et bouillon dashi.

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Soupe de nouilles au porc, oeuf poché, légumes et nori.

Un goût incomparable... Même dans les petits restos japonais de l'Opéra à Paris, qui sont déjà très bons, ce n'est pas aussi bon... L'air ambiant, sans doute :-)

Le porc est extrêmement gras mais aussi très savoureux (c'est bien connu, c'est le gras qui donne le goût !).
On se régale en picorant tous dans les plats du bout des baguettes.

Autour de nous, des Tokyoïtes solitaires arrivent, donnent leur ticket, s'installent, mangent à une allure folle. Nous avons à peine le temps de manger un plat que certains arrivés après nous sont déjà partis.

On se répand en "Arigato gosaimasu, Sayonara, Arigato !!!" qui ont l'air de ravir notre serveur. Je me fends d'une petite courbette, les mains posées sur les cuisses. Il se courbe encore plus, je me demande si je dois renchérir...
On repart le ventre bien plein, prêts pour découvrir Shibuya de nuit...

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D'autres impressions sur Shibuya, ou même d'autres quartiers de Tokyo ? C'est ici, sur le blog de Tséline

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dimanche 15 août 2010

Billet pour ailleurs n°6 - le marché de Nouméa, Nouvelle Calédonie

DSC_0651Ce n'est jamais facile de rentrer de vacances.
Surtout quand on laisse derrière soi sa famille, sans savoir quand on la reverra.
Je reprends doucement le chemin de mon blog, qui m'attend toujours avec patience et compréhension.
Il ne me brusque pas, me laisse retrouver l'envie...
Puisque nous sommes dimanche, et que je suis nostalgique, voici un petit Billet pour Ailleurs, le 6ème après trois ans au placard !

Je vous emmène avec moi en Nouvelle Calédonie, à 20 000 km de notre si jolie Gironde, pour remplir votre panier au marché couvert de la Baie Moselle...
Il est ouvert tous les jours, mais c'est le dimanche bien sûr qu'il y a le plus de produits. Il faut y aller avant 10 heures, sinon il n'y a plus grand chose. Avec le décalage horaire, autant dire qu'on devra se contenter des photos, et que c'est râpé pour cette fois-ci :-)

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Une des choses qui me manque le plus dans mon alimentation quotidienne : les beignets en huit !!!
Seule la forme change avec les gâteaux trous, et bien sûr il y en a plus à manger dans les huits !
Ils existent sous forme de tresses saupoudrées de sucre en poudre...
Bref, plein de combinaisons pour les gourmands !

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       Igname, légume-racine sacré dans la culture Kanak          Pommes-lianes, alias maracuja ou fruits de la passion !

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Du miel de Koumac vendu dans des bouteilles de Johnny Walker...
So calédonien :-)

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Des confitures toutes plus appétissantes les unes que les autres

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Des piments et achards variés, de toute évidence artisanaux !! :-)

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Taros d'eau, bananes poingo, ignames de Maré (= une des îles Loyautés qui se trouvent au Nord Est de la Grande Terre, au Sud de Lifou et Ouvéa)

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Encore des taros d'eau et des ignames, mais cette fois de Yaté (à l'est de Nouméa, de l'autre côté de la Grande Terre)
et de variété blanche. Tous ce qu'il faut pour
faire un bon bougna !

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Papayes mûres, combava fruits, corossols, piments lampions, gousses d'ail déjà épluchées (pour les fainéants)

On continue dans le chapitre "achats spécial fainéants"
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Bougna en kit : des légumes racines tout épluchés (ignames, taros, patates douces), et noix de coco déjà râpée.
Le prix est le double bien sûr des fruits et légumes entiers, mais ça peut être pratique si on est pressés...

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Bananes poingo, patates douces, citrons verts
La banane poingo est un "faux fruit", qu'on consomme cuite, comme un légume, et qui est bien sûre parfaite pour le bougna, mais aussi en gratin ou au beurre. On peut en fait la cuisiner de façon aussi différentes que la pomme de terre !

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Des achards bambou (j'adoOOOOre ça !!!), et le Lu faka afu, une spécialité salée à base de manioc, cuite en feuilles de bananier.

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Des cocos verts, (c'est à dire frais, et pleins de jus encore buvable contrairement aux cocos secs et marron qu'on trouve un peu partout maintenant), dont on sirote le jus sucré avec une paille.
Bien sûr ensuite on garde la noix et on râpe la chair ou on la mange avec une cuillère. Miam...

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On trouve aussi, parfois, des bananiers pas chers (500cfp !!! A peine 5 euros).
Les yeux de ma grand-mère se sont mis à pétiller lorsqu'elle les a vus (et elle les a repérés de fin loin !!!). Du coup, ben...
J'en aurais bien mis un dans ma valise aussi, m'enfin... :-)

Vous trouverez également des stands qui vendent des souvenirs : paréos, bijoux en os ou en bois, chemises et robes à fleurs, porte-clés et magnets, etc. Mon stand préféré vend plein de bijoux indiens, bindi et chudiyan colorés. :-)

De toute façon le meilleur moment au marché, c'est quand même quand on rentre, et que ma grand-mère me prépare un bon petit plat ... :-)

Posté par cuisinemetisse à 10:37 - Calédonie - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 20 juillet 2010

Petit coucou des antipodes...

Suis partie sans vous dire au revoir...
Ne m'en veuillez pas... J'étais trop pressée de les retrouver.
Ma famille, ma ville, mon lagon, mes plages de sable blanc si fin...
Ma Calédonie si belle.

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Cuisinière en mode "retour aux sources".
Très bonnes vacances à tous !


Vous connaissez l'expression "rester les doigts de pieds en éventail" ? :-)

Eventail
 

Posté par cuisinemetisse à 09:17 - Calédonie - Commentaires [38] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 13 juin 2010

Atelier Croustipate à l'Atelier des Chefs Bordeaux - De la pâte en veux-tu ? En voilà !

DSC_0180Je ne dirai rien par rapport au fait que je suis incroyablement à la bourre en terme de publication de recettes. Je ne me répandrai pas en promesses de faire mieux dans les semaines à venir.

Pour ce soir, je voulais absolument vous parler de cet atelier Croustipate auxquel beaucoup de Bordelaises (les Merveilles, pour ne pas les citer , même celles qui étaient très très gourmandes et qui se sont reparties avec le ventre bien rempli :-)) et UN Bordelais (Babali, pour ne pas le citer) ont été conviés.

Croustipate commercialise des pâtes pures beurre, sans colorant ni arômes, sans conservateur.

Perso, j'étais surtout très intéressée par la pâte feuilletée, trop longue à faire quand on bosse, qu'on a des gosses, un chat, un mari et l'amour de la glande. Et qu'on a décidé de ne plus acheter de goûters industriels. "Si elles sont aussi bonnes et bien composées que ça, je dois pouvoir les utiliser, non ??? Allons voir ça de plus près."

J'ai décidé de tout faire sous forme de reportage photo.
La soirée a été DE-LI-CIEU-SI-SSI-ME, sans exagérer. Donc pour commencer, merci beaucoup au chef Philippe Kratz de l'Atelier des chefs, à Alexandra et Monsieur Croustipâte pour avoir organisé des choses à Bordeaux et aux filles qui étaient là pour nous accueillir. C'était une soirée très sympa, et je me suis surtout REGALEE...

Photos, quelques astuces pour les recettes,
et on conclut ensemble après...

C'est parti.

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Les fameuses pâtes. Je continuerai de faire ma sablée et ma brisée au robot (à moins de réellement être prise de court en terme de temps), mais je suis assez convaincue par la feuilletée ! Vous verrez par vous-même ensuite...

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Le chef tapisse ses cercles sans fond. La technique : laisser le moins possible la pâte se réchauffer, foncer de façon perpendicaire au plan de travail. On finit au couteau et on décolle les bords du bout de l'ongle pour un résultat bien net.
Je copie...

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... ça marche pas mal !!!
Surtout, on remet tout ça au frigo avant de passer au four, pour laisser le temps à la pâte de redevenir froide et rigide.
Elle cuira mieux ensuite, sans s'affaisser.

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La crème amande pour les tartelettes à la poire : oeufs, sucre, beurre en pommade et poudre d'amandes,
le tout en quantités égales ! Donc on pèse les deux oeufs, et on met le même poids de tout le reste.
Fastoche.

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Le vin dans lequel on va pocher les poires flambe. La confiture de framboises au poivre long pour la tarte au chocolat mijote.

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Les poires pochent. Je touille le caramel. Attention, le caramel c'est juste du sucre, rien d'autre, et on laisse fondre !
(Mon tablier s'envole grâce à la soufflerie... Poupoupidou !!! :-))

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Caramel, rouelles d'oignons et poudre de cinq épices : la tatin d'oignon se prépare.
On posera ensuite la pâte par dessus : le jus des oignons permettra de faire fondre le caramel et de démouler tout en douceur.

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Le foie gras est tranché puis congelé, et est poêlé encore congelé : ainsi, on évite la surcuisson,
et le foie reste bien  bien propre et net, pas tout écrabouillé.

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La tatin d'oignon, et les gambas qui rosissent pour notre plus grand plaisir.

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La pâte feuilletée a cuit bien à plat, entre deux plaques pour éviter qu'elle ne gonfle et devienne toute gondolée (comme là, à mes débuts dans la pâtisserie :-))

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Les carrés de pâtes feuilletés ont été découpés avec un couteau à dents (style couteau à pain), indispensable pour ne pas casser le délicat feuilletage. On garnit les carrés de purée d'avocat parfumée à la coriandre (et qui est à mourir !)

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Miam : feuilleté, guacamole, gambas juste poêlée avec du sel et du poivre.
YUM.

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La tatin d'oignon, toute dorée et délicieuse, agrémentée d'un morceau d'anguille fumée et d'estragon.
L'estragon est la petite touche finale qui rend l'ensemble exquis !!! Pourtant je n'aime pas trop l'anguille.

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C'est tellement bon que madame Papilles semble baigner dans une lumière divine... Aaaaaaalléluya !!! :-)

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Visez un peu ce feuilletage !!! Le pur beurre, y a pas, c'est mieux...
Moi, je suis convaincue... Et j'ai maintenant les petites techniques pour utiliser ma pâte industrielle au mieux !

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Grounch... Trop bon...

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La tatin a un coup dans l'aile... Babali a un panache sans pareil !!!

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... No comment... :-)

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Tarte basquaise aux poivrons, filets de rougets poêlés et basilic frit. La tarte est agrémentée d'un filet de balsamique, d'une petite chips de jambon cru (mise à cuire sous le grill du four) et de beaux copeaux de parmesan. 

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Le plat de viande.
4 couches : du confit de canard effilé et revenu dans des échalottes et du vin rouge, une rondelle de pâte brisée précoupée et cuite à plat entre deux plaques, foie gras poêlé, et petite salade d'herbes (estragon, fenouil et persil, petite idée géniale, fraîche et excellente !)
Je commence à caler...

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Tarte au chocolat noir et confiture de framboise : une simple ganache, sur un lit de confiture de framboise au poivre long.
La ganache est légèrement chauffée au chalumeau au dernier moment pour donner un effet "miroir" des plus seyants.
Un peu trop forte en choco pour moi, en plus je ne suis pas fan de framboises...


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La tuerie pour finir le repas : tarte amandine à la poire pochée au vin rouge.
Mon pécher mignon (OK, un de mes NOMBREUX péchers mignons !) : la crème d'amande !!!
Ici sur une pâte sablée, un bonheur fondant !! 

  CONCLUSION : en deux heures, on a confectionné 5 recettes toutes meilleures les unes que les autres.
Ces pâtes sont vraiment sympas,en terme de composition : sans huile de palme par exemple, sans conservateurs ou arômes. Donc, on gagne du temps, et on obtient des petites choses délicieuses, pas pouf-pouf (on a toutes peur du repas tout-tarte qui reste sur l'estomac). Les recettes de Philippe Kratz étaient top top top, la pâte industrielle prend une nouvelle dimension, hein ?

Vous vous rappelez mon défi ???
Ben si les pâtes toutes prêtes ne contiennent pas de cochonneries, ça veut dire que je peux m'en servir, non ??? :-P

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mercredi 2 juin 2010

Pina Colada, comme chez Gray's Papaya !

pinaColadaVanilleSamedi dernier a eu lieu le festival "Talence en fête". J'y ai animé un atelier culinaire avec pas  mal de copines... avec pas mal de rires... pas mal de système D aussi ! :-)
Cette année, les ateliers tournaient tous autour du thème de l'Atlantique et le mien s'est focalisé... sur l'Amérique du Nord Est bien sûr ! :-)

Première petite recette, pour se désaltérer un peu après cette trop longue absence de mon blog : la Pina Colada comme chez Gray's Papaya, dans Greenwich Village !
La Pina Colada serait née à Puerto Rico... Un peu plus au sud que l'Amérique du nord, j'avoue...

Mais pour moi cette boisson est surtout emblématique d'un quartier de New York que j'adore !!!

La Pina Colada comme chez Gray's Papaya, mais avec de l'alcool !
Pour 4 personnes

4 ananas bien mûrs (ou 2 bouteilles de 1l de pur jus d'ananas, aussi bon, beaucoup plus rapide, et sans fibres) - 1 boîte de lait de coco - 1 gousse de vanille - rhum à volonté (le martiniquais, mon préféré)

- Vider les ananas de leur chair en prenant soin de ne pas trouer les coques, qui serviront de verres.
- Passer la chair à la centrifugeuse, ou au blender.
- Ajouter au jus d'ananas la boîte de lait de coco, les graines d'une gousse de vanille.
- Ajouter le rhum (environ 1/4 du volume de jus d'ananas, soit environ 50cl pour 2 litres de jus)
- Bien mélanger au blender.
- Servir dans les coques d'ananas vide, avec beaucoup de glace pilée et une paille.

Et voilà, se régaler !!!

C'est l'été dans votre verre...

Merci Dominique pour ce moment sympa entre copines, pour ta gentillesse et pour avoir été aux petits soins avec nous... On s'en souviendra de ces fournisseurs qui lâchent l'affaire au dernier moment ! :-)

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mercredi 19 mai 2010

Un Curry/un Bolly n°14 - Sambhar : curry de légumes

Sambhar2Hay hay !!!

Ben dis donc ça faisait drôlement longtemps !!!
Vous savez quoi, m'occuper d'une cinquantaine de gosses pendant 3 jours 24/24, ça m'a donné envie de me faire plaisir une fois la classe de mer terminée !

Ni une ni deux : un bon curry, devant un bon Bolly !!!
Bon, en ce moment c'est plutôt régime sec, donc les lentilles et le ghee sont interdits, mais j'avais quelques recettes indiennes dans ma manche. C'est ça l'avantage quand on est à la bourre de plusieurs semaines (heu... mois...) sur son blog !  ;-)

Avec Marie on aime bien de temps en temps se retrouver autour d'une bonne bouffe à l'indienne, on mange avec les mains et on se pâme devant les acteurs indiens. Pour cette fois, ma petite contribution culinaire est un plat qu'on mange souvent au petit dej' en Inde, et que j'ai copié chez Charline, des Délices du Kerala. Adapté avec du ghee, qui donne vraiment un goût incomparable, et en version un peu plus "mixée" parce que chez moi on préfère quand les légumes sont tout écrabouillés, voici mon sambhar !

Un vrai régal, mais vraiment, qu'on a descendu avec du chutney coco et des dosa maison, en se léchant les doigts comme il se doit. Et pour accompagner ce curry de légumes, un film magnifique, d'une esthétique à couper le souffle, l'un des plus beaux à mon avis avec Devdas.

Les recettes du chutney et des dosa viendront très vite, avec un autre Bolly, qui sait ? 

Sambhar : curry de légumes à se lécher les doigts (à l'image de ce que m'inspire Hrithik Roshan)

50g de toor daal (ou lentilles blondes) - une quinzaine de gombos - 1/3 de courge (ou potiron) - 2 pommes de terre - 2 carottes - 1 gros oignon - 2 cuillères à soupe de mélange d'épices à Sambhar - feuilles de coriandre -  2 échalottes - petits piments rouges émindés (autant qu'on en veut, ou pas du tout si on préfère !) - 5cl de jus de tamarin (facultatif, surtout qu'il y en a dans la poudre à épices, mais c'est meilleur avec !)

- Dans une cocotte minute, mettre les lentilles ainsi que 3 verres d'eau.
- Saler, fermer et faire monter la pression.
- Faire cuire les lentilles une dizaine de minutes après le début du sifflement (si vous n'avez pas de cocotte, faire cuire les lentilles une demi-heure, sous couvert, à feu doux).
- Pendant ce temps, peler les légumes (à part les gombos !), les tailler en morceaux de 5cm sur 2 environ.
- Lorsque les lentilles ont assez cuit, éteindre le feu, évacuer la pression puis ajouter les légumes dans la cocotte.
- Rajouter 20cl d'eau environ, puis reprendre la cuisson 1/4 d'heure.

SambharPreparation1 SambharPreparation2

- Lorsque les légumes sont cuits, passer à la phase "wok".
- Dans un wok (ou une sauteuse), faire fondre deux belles cuillères à soupe de ghee (beurre clarifié, qu'on peut remplacer par de l'huile végétale, même si ça ôtera un peu du bon goût authentique indien).SambharEpices
- Faire crépiter 1 grosse cuillère à soupe de graines de moutarde noires et une cuillère à café de graines de cumin dans le ghee chaud, ainsi qu'une belle poignée de feuilles de cari fraîches.
- Ajouter 2 échalottes finement ciselées.
- Lorsque les échalottes sont juste dorées, ajouter les légumes cuits et le jus de tamarin, et faire revenir quelques minutes pour que les saveurs se mêlent bien.
- Finir en parsemant des feuilles de coriandre fraîches, des rondelles de piment. Bien mélanger.

Et voilà !!!

Miaaam...
Merci Charline pour cette excellente recette !

Alors les épices à Sambhar : apparemment si je regarde le mode d'emploi sur la boîte d'épices, on peut se contenter de diluer les épices dans de l'eau bouillante puis y ajouter des tomates, mais je ne parirais pas que ça peut être aussi bon que ce sambhar plein de beaux légumes !
Pour ceux qui n'auraient pas d'épiceries du monde où trouver cette poudre, voici sa composition : "lentilles, oignons déshydratés, huile, sel, sucre, poudre de tamarin, graines de coriandre, graines de coriandre, poudre de piment, feuilles de curry déshydratées, poivre, asa foetida, fenugrec, curcuma en poudre".
Autant dire que ce mélange tout prêt est bien pratique ! :-)

Sambhar

Comme dhabitude pour aller avec les bons petits plats, un bon petit film...

Jodhaa Akbar !!!
(et en plus ça rime avec Sambhar :-))

jodhaa_akbarCelui-ci a remporté de nombreuses récompenses à plusieurs cérémonies indiennes, dont celui du meilleur film, du meilleur réalisateur, des meilleurs costumes...
Perso je le trouve juste splendide !

Le film relate l'histoire d'amour de la jeune princesse rajpoute Jodhaa, jouée par la sublime Aish, et de l'empereur moghol Akbar, joué par le non moins sublime Hrtitikh.
Jodhaa est plus ou moins offerte à l'empereur conquérant contre la paix du royaume, et doit vivre avec cet homme qui ne partage ni sa culture et encore moins sa religion.
Leur relation commence donc dans une méfiance presque proche de la haine...

Inutile de vous en dire plus, la fin est bien entendu prévisible mais c'est Bolly et c'est trop bien...

Ca faisait un moment que je l'attendais... Enfin un film qui soigne autant les costumes et les décors que
Devdas, j'oserais même dire que je l'ai trouvé encore plus beau, avec moins de longueurs dans le scenario, ce qui ne gâche rien ! Aish est superbe, Hritikh est comme toujours MIAMESQUE, malgré la moustache (Mila je sais que tu n'es pas d'accord, mais je trouve que ça ne lui ôte pas une once de sexyness !!! :-)

Sorti en 2008, il était donc grand temps que j'en fasse le héro d'un de mes Bolly/curry !!!

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dimanche 16 mai 2010

Vive les p'tits apéros : Tome 7 - Verrines mousse d'asperge et lomo au piment d'espelette

CremeAspergeBen dis donc, pas de tout repos la classe de mer avec les CM...
Les gosses ont beau être adorables la plupart du temps, il y a quand même des moments de solitude, même si on n'est jamais vraiment seul (ben ce serait trop beau...)

Prenez le groupe Kayak de mer, par exemple.
A l'école je les avais bien prévenus : "Le kayak est une activité assez physique et fatigante, à réserver pour les plus grands, et les plus costauds... T'es sûr Tom que tu ne préfèrerais pas plutôt le char à voile ???"
Tom fait 1m10 et 25 kilos tout mouillé. Je le verrais vraiment mieux au char à voile.
Mais non, Tom préfère le kayak.
Je  ne veux pas lui faire de peine, je me dis qu'après tout, c'est sa première classe de mer, autant qu'il choisisse vraiment son activité.
Forcément, une fois sur l'eau je regrette, et me dis que j'aurais dû insister, je sais pas, utiliser une ruse... Vraiment...

Le moniteur de kayak, un peu imprudent je trouve (mais sexy en diable il faut le dire !!!), ne m'aide pas : il fait partir les gosses de la cale du port, là où il y a de la vase partout.
Apparemment ce n'est pas du tout du goût des filles...
"Maîtresse, je suis dans la vase !!! Bêêêêrk, ça puuuuue !!!
- Ben pourquoi est-ce que tu as été te fourrer là, aussi ? Eh ben, sors maintenant !!!
- D'accord.... mais maîtresse, j'y arrive paaaaas !!!!
- Ecoute essaie plus fort, je ne peux pas te porter !
- Bon... Maîtresse, y a ma chaussure qu'est restée coincée dans la vaaaaase !!!
- Ah... eh bien essaie de la récupérer !
- Mais comment je fais ???"
Je ris. Ce n'est peut-être pas très gentil, mais je suis humaine, avant d'être instit.
"Hé bien, mais tu as des mains, tu t'en sers ! Allez cocotte, tu plonges !"

La cocotte en question farfouille dans la vase 5 minutes avant d'extraire un truc glauque avec un grand bruit de ventouse.
Swlooosh !!!
"Ah ! C'est bon je l'ai !!!! .... Ah, non, c'est un emballage plastique..."

Kayak5 minutes plus tard, la chaussure est enfin récupérée. On se dépêche de monter dans le kayak, et de rejoindre les autres. Enfin, on se dépêche, façon de parler.
"Attention Florian, si tu restes dans cette trajectoire tu vas rentrer dans le voilier, pagaie à gauche toute ! A gauche, gauche !!! A GAUUUUUCHE !!!"
En CM2, ils sont sensés reconnaître leur droite de leur gauche, non ? Surtout le Florian en question, qui certes a toujours deux TGV de retard mais qui est tout de même brillant ?
Une fois le voilier embouti, je lui demande :
" Lève ta main gauche, pour voir ?
Pas de doute, il lève la main droite. Avant de marmonner, avec une voix qui pourrait être celle d'un paresseux si les paresseux savaient parler :
- Ahhh, beeen nooon... c'est vraiiii... ça c'est la droiiiite...
- Oui, tu vois, il faut pas confondre, car mine de rien c'est important !!!"
Avec ces gosses, mieux vaut avoir deux de tension...

Le moniteur me regarde en rigolant.
Il rigole moins quand, deux minutes plus tard, tout le groupe s'est à nouveau enquillé sur un banc de vase. Ahahah, il faisait le malin, tout à l'heure ! Cette fois, je me dégage en vitesse et je le laisse sortir les boulets les enfants de là. Il y a quatre ou cinq gars un peu plus dégourdis qui ont envie de faire du kayak, pas de passer leur matinée échoués sur un banc de sable, alors moi je les accompagne.
Ma collègue et le beau moniteur peuvent bien gérer... C'est moche, je sais, mais vous savez ce qui est encore plus moche ??? Tirer tout un groupe vers le bas, surtout quand il y a de la vase au fond... :-)

Je file comme le vent, avec les grands costauds qui d'habitude ont plutôt tendance à être la cible des moqueries parce que ce ne sont pas des génies en maths, et qui sont tout contents que maîtresse aille affronter les vagues avec eux.
Et encore plus contents quand maîtresse tente un demi-tour mais prend une vague de côté et finit à la flotte.
Carrément euphoriques quand je remonte dans mon kayak et que je les arrose copieusement avec ma pagaie.
Après s'être bien amusés, on retrouve le groupe des "petits", qui regardent des coquillages sur l'estran rocheux, avec le beau mono qui semble avoir compris à qui il avait affaire... Il repart avec tout un tas de petits canards attachés à son kayak. Moi, j'essaie d'empêcher les "costauds" de rire trop fort, mais j'ai un peu de mal car je me marre bien moi-même...

Je me dis que je fais un beau métier. Et que j'aurai bien mérité un bon apéro en rentrant !!!
Apéro light because régime... Mais apéro quand même !!! :-)

CremeAsperge2Verrine de mousse d'asperges et miettes de lomo au piment d'espelette

500g d'asperges blanches (de belles asperges achetées au marché de Libourne) - 10cl de crème liquide entière - 6 tranches de lomo au piment d'espelette - sel, poivre
un siphon, deux cartouches de gaz

Version régime : remplacer la crème liquide par deux petits suisses 0% ou par deux fromage frais 0%, et remplacer le lomo par de la viande des grison ou de la bresaola.

- Eplucher les asperges : couper la base sur 2 cm, puis éplucher à l'économe en partant de la base et en s'arrêtant avant la pointe.
- Faire cuire les asperges, 6 minutes à la cocotte minute.
- Lorsque les asperges sont cuites, les mixer avec leur jus de cuisson, très finement, à l'aide d'un mixeur plongeant.
- Passer les asperges au tamis, en enlevant à la cuillère les fibres qui restent dans le chinois: il ne doit plus rester de fils du tout dans la "soupe" !
- Ajouter la crème liquide, saler, poivrer.
- Verser le mélange dans le siphon.
- Fermer (attention au joint !), gazer avec les deux cartouches, tête en bas, et secouer.
- Réserver au frais.

CremeAspergeChinois- Préparer les verrines : verser au fond de chaque verrine une pointe de sel (le sel parfumé à la truffe est délicieux avec les asperges !)
- Couper quelques petits brins de ciboulette pour la déco.
- Hacher menu les tranches de lomo.

- Au moment de servir l'apéro : pocher la préparation à l'asperge dans les verrines.
- Surmonter de miettes de lomo, et d'un brin de ciboulette pour la déco.

Et voilà !!!

Se régaler...
Se dire qu'on est bien, et que deux
enfants ça suffit largement ! :-)

PS pour ceux qui se demandent ce qu'est le lomo :
C'est du rôti de filet de porc très prisé dans le pays basque et en Espagne. On peut le cuisiner comme un rôti normal, en sauce, ou en version séchée, comme pour cette recette. On en trouve très facilement dans le sud, et peut être remplacé par d'autres viandes séchées (serrano, jambon de Parme, magret etc.)

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dimanche 9 mai 2010

Vive les petits apéros : Tome 6 - Fausses madeleines poulet-cocoriandre

CakeCocoriandre1Salut les gens ! Hou, ben dis c'est plutôt calme en ce moment dans ma Cuisine Métisse ! Signe que ce n'est pas le cas dans ma vraie vie... J'essaie de programmer mes recettes pour le mois, mais ce n'est pas de tout repos.

Alors, le mois de mai, pour résumer:
- les beaux jours arrivent
- les kilos ne font pas mine de partir tout seuls
- les classes vertes sont imminentes
- les gosses sont surexcités

C'est ainsi que, dans l'ordre :
- je plante des tomates
- je me mets au régime
- je m'apprête à ruiner mon régime à coups de petits apéros avec les parents pendant la classe verte
- je neutralise les gosses à coups de matraque.

:-)
Naaaaan, mais je blague, ça va, pas la peine d'appeler le recteur d'académie !
En attendant, je mets en place un plan d'enfer pour occuper les filles et les rendre angéliques. Cette année je bats les records, à nos deux classes de CM on cumule pas moins de 29 gonzesses, toutes dans le même dortoir, chapeautées bien entendu par... moi ! Vous vous rappelez de l'an dernier ? Elles m'avaient légèrement gavée avec leurs fers à lisser, leurs brosses à boucler, leurs iPods à brancher, leurs chéris à visiter (dans le dortoir des gars, sans autorisation).

Du coup, cette année, plan machiavélique en 4 étapes:
- Etape 1 : je les fais toutes venir dans ma classe, et j'exclus formellement les garçons, qui s'en vont, verts de curiosité. Objectif : créer la complicité, et donc la confiance. (A cet âge-là, un rien fait des miracles !)
- Etape 2 : je leur parle d'une vidéo des Black Eyed Peas et d'Oprah Winfrey, vue sur youTube et adorée. Objectif : leur montrer que je suis de leur côté, le côté des djeuns, je sais de quoi on parle, et on me la raconte pas !
- Etape 3 : leur dire que j'aimerais qu'on organise une surprise ultra-secrète, une chorégraphie de ouf sur une chanson de leur choix, pour le soir de la boum (car oui, le deuxième soir, c'est la tradition, il y a une boum). En voyant les filles toutes se réunir et danser comme des déesses, les gars vont en perdre leurs Pokémons. Objectif : leur mettre sous les yeux un ENORME gâteau plein de crème, susceptible de leur passer sous le nez si elles sont insupportables les deux premiers jours (je sais, je suis démoniaque).
- Etape 4 : leur dire qu'il faudra qu'elles s'entraînent dans le dortoir des filles, et surtout pas dehors sous le nez des gars, sinon ce ne sera plus une surprise. Objectif : les occuper à de saines activités pour des petites filles de 11 ans, tout en
CakeCocoriandreMadeleinesveillant à ce qu'elles tiennent éloignés les gars, qui ont mieux à faire sur le terrain de foot de toute façon.

Est-ce que les filles mordent à l'hameçon ? Sont-elles transportées de joie à l'idée de se la donner sur le dance-floor ?
Je vous laisse deviner...
Je suis un pur génie !!!
A pure genius, yep that's me !!!

Certains penseront peut-être que je me donne bien du mal pour peu de choses, vu qu'à cet âge-là les enfants sont si mignons et innocents. Ben faudra dire ça aux parents de Timéo et surtout à ceux de Julia, parce que leurs deux drôles se sont fait chopper en train de s'embrasser à pleine bouche dans les toilettes au mois de janvier.
Pas de ça avec moi, mes cocos.

Enfin bref.
Tout ça pour dire que c'est toujours un bon plan, les petits cakes cuits dans des moules à bouchées individuelles (vous ne voyez pas le rapport ??? Ah non ??? Ben, c'est bizarre... :-))
Vite faits, toujours un succès, pleins de variations selon les produits de saison, les envies et goûts de chacun : les mini-cakes c'est le bonheur, autant qu'une classe verte trois jours loin de ses parents quand on a 11 ans ! (ahhh, ben le voilà, le rapport !)

Vous vous rappelez des petits cakes déguisés en muffins, d'inspiration marocaine, aux poivrons marinés et au poulet au cumin ? Pour cette fois, petite variation d'inspiration asiatique, thaï plus exactement. Pas trop régime, c'est vrai, mais vous allez manger de la recette light tout l'été, alors profitez-en mes amis, les recettes pures huile et beurre ça ne durera pas toute la vie ! :-)

CakeCocoriandre2Mini-cakes déguisés en madeleines, poulet, coco-coriandre

- Préchauffer le four à 180° (th.6).

Base de pâte à cake (base normale, mais le lait est remplacé par du lait de coco) :
250g de farine, 1 sachet de levure, 3 oeufs, 100g de gruyère râpé, 5 cl d'huile et 15 cl de lait de coco, 1 pincée de sel.
- Mélanger tous les ingrédients (pas trop).

-Ajouter à cette base : 2 escalopes de poulet cru, coupées en petits cubes, 2 belles poignées de coriandre fraîche hâchée, le zest d'un demi-combava (ou une feuille de combava hachée finement), 3 cuillères à soupe d'oignons frits.

- Mélanger de façon à obtenir un mélange homogène.
- Verser dans des moules individuels, madeleines, muffins ou mini-cakes, ou dans un moule à cake traditionnel.
- Mettre au four, et cuire de 15 à 20 minutes pour les petits moules, et 40 minutes pour un cake traditionnel.
- Sortir du four, laisser refroidir.

Et voilà !

Les petites madeleines arrivent sur la table de l'apéro, les convives affichent un regard ravi.
Et vous êtes heureuse !
Elle est simple, et belle, cette vie !
Mais demain, 55 gosses en classe verte...
Je vais manger du Justin Bieber chanté par des minettes de 11 ans pendant 72 heures...

Je vais me refaire des madeleines, moi...
:-)

CakeCocoriandrePate

Posté par cuisinemetisse à 13:07 - Apéro - Commentaires [30] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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